A. Gianazza et P. Laurent publient une tribune dans la Croix

Philippe Laurent est maire de Sceaux, président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale et Alain Gianazza, Président de la Mutuelle Nationale Territoriale

Au cœur de la campagne présidentielle, le débat sur les orientations à donner au service public voit s’opposer des discours convenus souvent limités aux seules questions d’effectifs de la fonction publique.

Les Français attachés au maintien des services de proximité

Loin des discours convenus, un sondage IFOP, paru il y a quelques semaines, a mis en avant l’attachement viscéral des Français au maintien des services publics de proximité et l’excellente image globale dont jouissent les agents en charge de les animer. Le choix français de faire assurer les fonctions collectives et la mutualisation des risques de la vie par des opérateurs garants de l’équité et de l’accessibilité pour tous est largement approuvé. D’ailleurs, au fil de ce sondage, l’hypothèse d’un transfert de la gestion des services publics de proximité vers le secteur privé est rejetée. Nous touchons là au ciment de notre lien social, du consensus autour du modèle français de société élaboré au lendemain de la Libération.

L’approche gestionnaire et comptable des politiques publiques, recentre tout sur la dépense. Seulement, avec la révision générale des politiques publiques (RGPP), les services publics de proximité ont déjà été largement mis à contribution. Dans un contexte social tendu, ils réussissent à remplir leurs missions d’intérêt général en dépit de budgets contraints et de conditions de travail rendues plus difficiles. Aller au-delà nécessiterait de repenser profondément leur organisation et leurs missions.

Pour des services publics plus efficients

Au lendemain d’un réaménagement majeur des territoires, les évolutions et les principes d’organisation des services publics de proximité peinent à s’imposer dans le débat et les enjeux d’avenir comme l’encadrement et la capacité d’innovation ne sont pas traités. Deux faiblesses identifiées par le sondage de l’IFOP (57 % et 49 % d’opinions négatives sur les items « innovation » et « bonne gestion »)…

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